Notre vie au Gabon

Nous emménageons à Port Gentil au Gabon pour 2ans. Suivez nos aventures...

15 mars 2012

2ème séjour à Enamino - Partie 2

Avec un peu de retard, continuons à raconter notre périple entre la lagune d’Iguéla et celle du Fernand Vaz.

Le matin suivant, nous avons décidé d’aller visiter le Jardin Botanique. Il appartient au propriétaire de l’Hotel Olako d’Omboué et une petite équipe vit  au milieu de la forêt toute l’année. Ils y cultivent toutes sortes de fruits et légumes, mais on y trouve aussi des arbres en pépinière.  Pour y aller, il y a une longue route en 4x4 à travers les pistes qui rejoignent la route qui traverse le Gabon, de Libreville à Tchibanga.

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Nous sommes accueillis par un des jardiniers. Il commence par nous expliquer comment faire pousser des légumes au Gabon. Bon, pour tout avouer, je n’y connais pas grand chose alors je ne saurais dire si il faut procéder de la même façon en Europe... Ils y font pousser des tomates, des salades, des aubergines... bref, tout ce qu’il faut pour une bonne ratatouille. En général, ces légumes sont rachetés directement par les pétroliers du coin. Autrement, ça part sur Port-Gentil.

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Bien sûr nous avons fait quelques rencontres locales...

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La visite continue quand même par la découverte de la flore locale, où nous avons découvert les calebasses, les sexy pink et tout plein d’autres spécificités du Gabon.

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Si on peut donner un conseil cependant aux visiteurs du centre du Gabon : porter des t-shirt manches longues ! Gare aux fourous ! Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de moustiques si petits qu’ils passent même au travers des moustiquaires !  Je me suis fait avoir, et mes bras en ont fait les frais. Je ne sais pas pourquoi, si c’est à cause du bain dans la mer le soir même mais ça ne m’a pas gratté, bizarre... Autre possibilité envisagée: il s’agissait peut être de fourous gentils ? 

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Pour terminer la visite, nous sommes passés dans le coin aux ananas et au cacao. Alors là, biens sûr que nous avons fait une razzia sur les ananas. Il y en avait au moins deux types :

  - les ananas sauvages, petits, allongés, à chair presque blanche, très tendres, sucrés juste ce qu’il faut donc très rafraichissants

  - les ananas Victoria (je crois), un peu plus gros, assez tassés, à chair très jaune, assez fermes et très sucrés, idéal en dessert !

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On est même passés chez un cultivateur du coin qui nous a fourni en bananes et (encore) des ananas !

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Il y avait chez lui des mouches filaires. Pas gentilles ces bébettes, qui pondent sous la peau...

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De retour au camp, en souvenir de notre dernier passage, nous sommes allés à la recherche d’huîtres sur la plage, en vue d’un succulent repas !

De nuit, nous sommes partis ensuite en direction du camp que Philippe est entrain de construire en face de la lagune d’Iguela. Nous y avons planté les tentes et c’est avec la douceur d’une coco surprise que nous avons sombré dans un sommeil rempli de souvenirs, impatients de la journée du lendemain !

 

Pour le dernier trek en foret, nous avons décidé d’apprécier la nature au plus près et de partir pour une longue promenade dans le parc, pieds nus, au cœur d’une nature purement sauvage.

Afin de faire un peu culturel, Philippe nous a déniché des géodes puis expliqué qu’elles étaient utilisées par les villageois pour conserver la chaleur du feu pour pouvoir entre autre faire cuire les aliments. Ces cristaux étaient ramassés dans des rivières secrètes à cet effet.

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Au passage devant un bel Okoumé, nous avons récupéré un peu de sève. Brulée, elle sert de répulsif pour moustique et purifie les lieux dans lequel elle se trouve. Du coup, on en a un peu à la maison qu’on laisse consumer de temps en temps.

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En nous enfonçant dans la forêt, nous avons vu des éléphants, plutôt en nombre important ! Mais il y en a un qui nous a fait monter le plus notre taux d’adrénaline. C’est celui avec lequel nous sommes presque tombé nez à nez au cœur de la forêt... En gros, voilà la scène : on marchait tranquillement sur un sentier tracé par les éléphants, pieds nus dans la boue, les feuilles...  Puis l’éléphant devant nous, avec son petit, a commencé à nous regarder, puis nous faire sa première charge d’intimidation en secouant (voir cassant...) l’arbre devant lui. Silence. Philippe nous chuchote de ne pas bouger. L’éléphant fait une nouvelle charge d’intimidation.  On se tient prêt à reculer. Silence, plus long. A la troisième charge, Philippe nous demande de rebrousser chemin lentement juste avant qu’il commence à s’approcher plus sérieusement et que dans un cri puissant, Philippe arrive à l’effrayer. Les branches cassent, le calme revient. Nous reprenons la route. Mais quelques dizaines de mètres plus loin, l’éléphant est toujours là. On entend à présent du bruit derrière lui. Surement des singes. Partagé entre un danger connu (nous) et des bruits inconnus, il préfère se dégager de la situation en nous chargeant ! Et là, tu cours, même si t’as pas de chaussures ! Philippe se mets en travers, l’effraie et le force à nous contourner par la forêt. Les branches cassent, l’éléphant barrit. Le calme revient, nous pouvons reprendre un peu nos esprits et continuer la route.

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Sur notre chemin, la route nous a été barrée par une rivière. Au risque de se faire manger tout crus par un crocodile ou d’autre bébéttes tout aussi méchantes, Philippe nous a fait passer par les racines des palétuviers!  Expérience originale !  Perchés à 2m au dessus de la rivière, on arrive à traverser à force d’acrobaties...La maman d’Anne-Laure, qui a le vertige, n’était pas très rassurée...

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Avant de rejoindre la plage, nous rencontrons les singes (sisi ceux qui ont fait peur à l’éléphant !). Les traces des buffles sont là. Ils sont passés dans la journée (dixit le caca)... Nous prenons tout de même une pause en bord de mer, avec une bonne sieste à l’ombre des cocotiers, chaleur oblige ! Philippe en profite pour nous montrer une énooooorme côte de baleine, déposée sur la plage par la marée. Il en manque un bout, mais elle mesure pourtant bien ses 3 m de long...Impressionnant !

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Quelques km plus loin, nous trouvons notre premier buffle. Seul, sur la plage, il a été refoulé du troupeau. Apeuré, sur une bande de sable entre une petite lagune et la mer, il sait qu’il est en position défavorable. Vu les traces de croco qui sortent de la lagune, il doit savoir qu’il peut se faire bouffer s’il coupe plutôt que de contourner.

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Nous passons un temps à l’observer, jusqu’à ce qu’il arrive à se dégager de cette situation et qu’il rejoigne la forêt.

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Ce n’est qu’en fin de journée, lorsque le soleil commençait à décliner, dans une chaleur cotonneuse et agréable que nous avons trouvé le troupeau de buffles. Il devait y en avoir une soixantaine. Nous avons progressé dos au vent, donc bien sûr nous nous sommes fait repérer très rapidement. Le groupe s’est séparé en deux, puis s’est mis à courir dans notre direction. Dans le silence des plaines, nous n’entendions que le roulement des buffles au galop. Une belle sensation aussi ! Puis le groupe nous a contourné, s’est arrêté. Tous les buffles nous regardaient, méfiants, puis rapidement, broutant !

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Ensuite sont sortis les potamochères. Assis, nous les avons observés traverser notre plaine à vive allure, en trois groupes d’une demi douzaine d’individus. Au dessus les oiseaux, un peu plus loin un vieil éléphant, on peut dire que nous étions entourés d’animaux !

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Avec cette photo souvenir, nous remercions une fois de plus Philippe et son équipe pour l’accueil merveilleux et authentique que nous avons eu, et espérons de tout cœur que son aventure à Enamino perdurera et que la riche nature Gabonaise sera préservée aussi longtemps que possible.

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20 janvier 2012

2ème séjour à Enamino - Partie 1

C’est pour la nouvelle année que nous avons choisi de retourner au parc de Loango avec Philippe du camp Enamino. Est-ce les bonnes résolutions qui nous ont poussées à commencer 2012 par des vacances au cœur de la nature ? C’est sûr que décrocher un peu ça détend... Nous sommes donc partis tous les quatre, Jacqueline et Patrick (les parents d'Anne-Laure venus nous rendre visite pour les fêtes), Anne-Laure et moi pour 4 jours à la découverte du Gabon !

Cette fois ci nous sommes partis en pirogue (merci encore à JB et Cathy !) serpenter sur les rivières toujours aussi vierges. 120 km à travers la mer, les estuaires, les rivières bordées de mangroves ou de grands arbres puis pour finir les paysages lagunaires du Fernand Vaz ! Cette route, c’est vrai qu’on commence à bien la connaitre, mais on y voit toujours de nouvelles choses. Iguanes, singes, crocodiles, lamantins, pélicans... cette fois ci se sont plein d’oiseaux qui nous ont accompagnés durant le trajet. Les vacances ont donc commencé dès le départ de POG : le 1er janvier, 12h00 !

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Arrivés à Omboué, Philippe nous a accueillis. Nous avons confié le bateau à One, un réparateur de bateaux qui en a pris grand soin, puis nous avons rejoint le camp pour nous reposer un peu du trajet, mais surtout de la veille... A notre grande surprise nous avons retrouvé une trentaine de militaires qui avaient élus domicile dans le camp pour fêter aussi la nouvelle année. Heureusement ils ont su rester discrets, car nous sommes quand même venus chercher le plus grand calme : pas de téléphone, pas d’électricité, pas de bruit, bref, le retour aux sources !

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Allez, au dodo, le lendemain sera une belle journée !

Le premier jour, nous sommes partis faire « un tour de lagune » à la recherche des éléphants. Coup de chance, c’est seulement au bout de quelques minutes que nous voyons les premiers « assalas ». Première approche pour les beaux parents : comment faire pour ne pas les effrayer, pour ne pas se faire charger ? Patient, Philippe nous explique le minimum vital pour survivre en forêt.

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Nous prenons vite le pas : pourquoi Philippe est pieds nus et pas nous ? Allez, hop hop hop, on laisse les chaussures dans le bateau et on commence à habituer nos pieds au piquant des herbes rases des brulis. Deuxième éléphant. Ils sont deux : la mère et son petit. Superbe, cela se passe même de commentaires !

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Nous avons poursuivi notre route dans cette grande plaine, en faisant quelques brèves incursions dans la forêt.

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Puis nous avons rejoint la pirogue pour nous rendre à la tanière des hippopotames ! Ce matin là, la lagune était d’un grand calme. Ni vent, ni vague. Nous nous sommes approchés tout doucement, à la rame. Curieux ou inquiets, les hippos immergés totalement (car il faut le savoir, se sont de très bons nageurs), sortaient leur tête régulièrement pour nous observer. Les sons de leurs expirations puissantes étaient seuls à venir troubler cette quiétude.

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Pour le repas de midi, nous avons fait comme tout le monde, nous protéger du soleil. Nous avons rejoint la passe d’Iguela pour un petit pique nique et une longue sieste à l’ombre des palétuviers.
Ce n’est qu’après la digestion que nous avons découvert le petit bout de plage jonché de traces d’animaux : éléphants, serpents, buffles, crabes et sûrement d’autres bébettes !

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Au retour en pirogue vers les terres, nous avons aperçu un groupe de singes qui sautaient d’arbre en arbre. Des singes quoi !

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Puis Philippe nous a amené dans un endroit qui m’a beaucoup ému : le lieu où les esclaves travaillaient pour préparer leur trajet vers leur destination finale. Ecumant les fonds de lagune de la multitude d’huitres qui les jonchent, ils les faisaient sécher pour avoir de quoi survivre pendant le voyage qui les attendait. Il reste à ce jour encore des dizaines de tas de coquilles d’huitres vides, signe d’un passé d’une injustice certaine.

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Ce n’est que quelques minutes plus tard que nous avons fait une merveilleuse rencontre avec un éléphant. A la sortie d’un bosquet, celui ci ne nous avait pas vu. Nous, cachés un peu en retrait, il s’est déplacé vers nous, s’est rapproché, toujours un peu plus jusqu’à se douter de quelques chose. Lorsque nous n’arrivions plus à faire rentrer l’éléphant en entier dans l’objectif de l’appareil photo, c’est là que nous avons pris conscience qu’il était proche ! Heureusement Philippe l’a fait changer de direction illico presto afin de ne mettre en danger personne.

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Juste après, on a vu un éléphant à 5 pattes. Si si, regardez bien ;-)

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Et encore quelques minutes plus tard, c’est avec un bousier et sa boule de bouse que nous avons fait une rencontre digne des meilleurs personnages Disney ! Faut le voir faire, on dirait qu’il est totalement maladroit avec son bagage...

Nous avons terminé la promenade par une escapade en forêt où nous avons vu des arbres centenaires. Philippe nous a bien entendu commenté tout ce que nous pouvions voir, en particulier la laine de fromager, un arbre bien connu ici !

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Sur le chemin du retour, nous avons demandé à Philippe de nous déposer au campement de la Fondation Liambissi. Il s’agit d’une structure scientifique qui accueille régulièrement des chercheurs au Gabon. Nous voulions voir l’éclosion des bébés tortues, mais ce n’était pas l’heure... Dommage ! la longue promenade sur la plage pour rejoindre le campement Enamino quelques km au Nord nous a ouvert l’appétit pour les bons petits plats préparés par nos hotes !

A bientôt pour la 2ème partie de nos aventures...

 

Ecrit par Grégoire, illustré par les photos de Anne-Laure



Le site d'Enamino: ici

L'article de notre 1er séjour à Enamino: ici

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21 août 2011

Ce WE...

Ca fait bien longtemps qu'on est pas venu vous donner de nos nouvelles. La vie a un peu pris le dessus (et le travail surtout), et sans Internet à la maison on s'est un peu laissé aller. Mais promis, on vous prépare une petite série d'articles, notamment sur notre séjour à Sao Tomé et Principé en avril, ainsi que sur notre WE de 5 jours du côté de Omboué et Olendé pour la fête nationale du 17 août.

En attendant que tout ça soit prêt, je vais vous raconter les petites annecdotes de ce WE.

Comme Grégoire s'est trouvé un nouveau copain de pêche, Clément, et qu'ils vont à la chasse aux poissons presque tous les WE, j'ai obtenu que l'on passe ce WE en amoureux.

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Clément et Grégoire, à la chasse aux rouges (un WE précédent)

Samedi, nous sommes donc allés faire quelque photos du phare du Cap Lopez pour renouveller ma collection. C'est ma copine Hélène qui en avait fait de superbes dernièrement et qui m'a motivée. Nous avons eu de la chance: le soleil est sorti pile au moment où nous sommes arrivés au bout du Cap et a disparu dès que j'ai décidé que j'avais fait toutes les images que je voulais. En plus de ça, il y avait quelques nuages dans le ciel, de quoi donné un peu de relief à ce beau ciel...

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Grégoire, au téléphone avec sa maman

Ensuite, je voulais prendre des photos de nuit des rues de Port-Gentil. J'avais repéré un endroit parfait au carrefour Tobia...mais arrivés sur place, un grand feu ravageait les maisons en direction du quartier de Grand Village. Il parait que c'est assez fréquent. On peut aisément imaginer vu l'état des installations électriques ici...

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C'était vraiment impressionnant, ces grandes flammes, ces explosions (des bouteilles de gaz j'imagine), ces gens attroupés...quand les pompiers sont enfin arrivés...avec la pluie !

J'ai quand même pu prendre quelques photos du carrefour...juste avant qu'il coupe l'électricité à cause de l'incendie. Pas de chance !

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Dimanche, nous sommes allés manger au Pétrolier, restaurant tout au bout du Cap Lopez (comme le 18 mai de l'année dernière), suivi par une balade et une sieste sur la plage. Hmmmmm...Que c'est bon d'être dimanche !

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22 juillet 2011

Mariage & Tradition

En juillet, nous sommes rentrés en Europe, principalement pour assister au mariage en Hollande de Christophe et Suzanne, nos amis qui étaient venus nous voir au Gabon il y a 1 an (les seuls pour l'instant!). Ici au Gabon, la tradition veut que les mariés choisissent un pagne (tissu africain) et que chaque invité se compose une tenue avec celui-ci. Nous avions envie de respecter cette tradition africaine pour le mariage de Suzanne et Christophe, qui ont une affection toute particulière pour ce continent. Direction le marchand de tissu donc, et c'est Grégoire qui a choisi un pagne bleu, blanc et or, marié avec un très beau bogolan turquoise. Ensuite, direction le couturier qui nous a confectionné nos tenues, que nous voulions tout de même occidentale: une chemise pour Grégoire et une jupe et un boléro pour moi.

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Nous avions oublié qu'en Hollande il fait plus froid qu'en Afrique…Une couverture polaire n'a pas suffit à me réchauffer pendant la soirée. Argf !

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Voici quelques photos du mariage:


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Pendant la soirée, le marié s'est décidé à accompagner Grégoire et à porter les mêmes couleurs:

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Nous profitons de ce message pour renouveler tous nos voeux de bonheur à Christophe et Suzanne. On vous souhaite "tout le bonheur du monde" et on espère vous revoir très bientôt…!

Toutes les photos sont de Cédric Charles.

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07 mai 2011

Voyage à Sao Tome - 4ème partie

De retour à Sao Tomé, nous nous devions de visiter l'usine de chocolat de Claudio Corallo, italien établi à sur l'ile depuis de nombreuses années. Afin de faire connaitre sa façon de travailler et ses produits, il organise des séances de dégustation dans son atelier de la capitale. Nous avons donc goûté toute la collection de chocolat de Claudio, du chocolat 100% pur cacao, au chocolat 80% avec cristaux de sucre (un délice!) en passant par le chocolat au gingembre et par les fameuses "3 Loucuras de Cafés com Chocolate", 3 variétés de café Arabica enrobées de chocolat, "un voyage inoubliable dans le monde des saveurs". Un vrai bonheur…! Évidemment, tous ces produits sont faits à partir de ses plantations de café et de cacao de São Tome et de Principe.

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Enfin, il nous restait le nord de l'île à visiter. Nous sommes partis avec Adilson pour la journée, longer toute la côte avec son taxi. Les paysages sont carrément différents. Il y a des forêts de baobabs, de belles plages de sable (attention, dans le nord les vols sur la plage deviennent de plus en plus fréquents. Consigne générale: ne pas laisser les affaires sans surveillance et faire attention pendant la sieste... ils sont très forts pour faire ça discrètement parait-il. Et ce n'est pas la foule sur la plage qui va les dissuader... au mieux vous serez seuls sur la plage!).

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La spécialité locale du nord de l'île est le crabe. Nous y avons mangé de beaux spécimens et Adislon nous a montré comment les apprécier à la manière locale (avec un mélange de bière et de citron!) hummmm! rien que d'y penser j'en rêve encore!

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Malheureusement la fin du voyage touche à sa fin. Nous avons quand même pu faire un peu la fête à la belle boite de nuit de Sao Tomé avec Antonio, le représentant de la coopération portugaise de Sao Tomé que nous avions rencontré sur le bateau au retour d'Ilhas das Rolas. Ses enfants et neveux étaient là pour les vacances, et nous avons passé une super soirée en leur compagnie.

Le retour à Port-Gentil a été difficile. Bien que le fait d'y avoir été "en vacances" ne nous permet pas d'en avoir une vision complète et "réaliste", nous avons trouvé qu'il y avait une différence flagrante entre le Gabon et Sao Tomé. Espérons que ce petit paradis au milieu du monde reste tel quel pendant de longues années encore!

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03 mai 2011

Voyage à Sao Tome - 3ème partie

Puis nous avons pris l'avion pour l'île de Principe. Un petit coucou dans lequel on ne tient même pas debout. Le vol s'est bien passé, sauf à l'arrivée: un énorme orage sur l'île, impossible d'atterrir. Des éclairs partout autour de l'avion, une condensation dans la cabine qui rajoute à notre inquiétude, 4 demi -tours pour finalement apercevoir le tarmac et atterrir sans difficulté sur une piste pas très très plane…On s'en souviendra de ce vol.

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Là, le chauffeur de notre petite roça à Principe est venu nous chercher. Premier contact avec les locaux, nous avons aidé une voiture à démarrer... tellement vielle que je n'aurais jamais pensé qu'elle puisse un jour rouler à nouveau. Une EPAVE! Mais elle a démarré et nous avons filé vers la roça Punta do Sol. Nous sommes accueillis par le propriétaire, Jean-Claude, un belge à la retraite qui a retapé ce petit coin de paradis avec vue sur la mer. Il reçoit quelques touristes de temps en temps. Il a cherché à garder le style de l'époque. Allez y si vous pouvez!

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(Oui, on eu le droit à un peu de mauvais temps, saison des pluies oblige)

A Principe, nous avons pu découvrir un endroit à la nature préservée. Peu de gens y vivent, le temps semble s'être arrêté. Nous avons particulièrement aimé nous promener sur les petits chemins au travers de la forêt, nager dans des eaux chaudes puis boire et manger des noix de coco bien fraiches directement cueillies sur l'arbre...et partagée avec les cochons.


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Mais c'est avant tout avec la population locale que nous avons aimé passer du temps. Nous avons eu la chance de pouvoir aller à la plage avec quelques jeunes du coin et pêcher quelques jolis poissons, sèches, poulpes et fruits de mer. Cette côte rocheuse nous change du Gabon où il n'y a pratiquement que du sable!

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Anne-Laure voyage avec son polaroid pour laisser des photos aux personnes que l'on rencontre et qui n'ont souvent jamais eu une photo d'eux

Nous sommes vraiment tombés amoureux de ce coin isolé du monde. La vie y est paisible, les gens sont très sympathiques et nous sommes loin des grandes destinations touristiques. Pas de barrière de corail, certes, mais aucune crainte de tomber nez à nez avec un requin, il n'y en a pas. Je pense que cette destination peu connue encore des touristes doit être développée dans le sens de l'éco-vacances.

Nous avons ensuite rencontré un couple d'espagnols, Paloma et José. Ils sont venus sur les traces historiques de l'île pour en faire un petit documentaire. Du coup nous avons pu discuter pas mal du passé des lieux autour d'un petit repas en centre ville.

Nous avons continué à vadrouiller à pieds sur cette petite île pour y découvrir les anciennes roças, certaines en très mauvais état, où la population a élu domicile et vive de la production d'huile de palme…

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Roça Sao Joachim

...d'autres assez jolies! Mais il y a beaucoup de travail si on veut en faire quelque chose de vivable malheureusement. Nous en gardons un souvenir fabuleux et nous espérons y revenir très vite!

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Roça Sundy (qui reçoit encore parfois les réceptions présidentielles)

Avant de partir, nous achetons un dernier "bobo frito", gâteau de bananes râpées puis compactées. Délicieusement gras.

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01 mai 2011

Voyage à Sao Tome - 2ème partie

Le lendemain nous avons loué à nouveau la voiture avec les italiens pour aller dans le sud de l'île. Sur la route, sous l'un des nombreux ponts ici, nous avons croisés des santoméens laver leur linge le long d'une des nombreux cours d'eau de l'île.

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Puis Adislon nous a fait visiter la principale plateforme de séchage et d'exportation de cacao de Sao Tomé. Nous avons vu comment le cacao était ramassé, puis les différentes techniques de séchage, les fours et même leur vieille machine à faire de l'huile de palme. Tout est susceptible de fonctionner encore, mais il règne dans cette endroit une atmosphère de temps anciens avec des méthodes de travail manuelles pratiquées comme au temps colonial. C'est ce qui fait aussi de nos jours la qualité et la réputation du cacao de Sao Tomé (surnommée l'île chocolat). Du cacao bio uniquement, en quantités assez faibles. Les productions sont destinées aux plus grands chocolatiers suisses ou belges.

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Puis nous sommes allés voir ce que les Sao Toméens appellent la bouche de l'enfer. Il s'agit d'une formation un peu spéciale du littoral dans lequel l'eau s'engouffre à toute vitesse et explose en une superbe gerbe. A voir à marée haute de préférence, c'est plus impressionnant.

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Le midi nous nous sommes arrêtés à la Roça Sao Joao Dos Angolares. Cette roça a été mise à disposition par l'état de Sao Tomé à un cuisinier local qui réalise à base de produits locaux de très bons petits plats, à la fois simples et surprenants. C'est un endroit relativement touristique, trop même à notre goût, mais qui vaut le coup pour la beauté des lieux et l'originalité du repas. Il vaut mieux vous laisser y aller pour découvrir toutes les saveurs, mais sa formule propose un menu unique où il nous fait goûter tout au long du repas plein de ses spécialités. Ce cuisinier à même écrit un livre…

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Nous avons donc ensuite filé vers l'extrême sud de l'île où nous avons rejoint la Praia Piscina (la piscine!). Les photos à elles seules suffisent à décrire le lieux, mais la vie sur cette plage est omniprésente et je n'avais jamais vu ça! Des centaines de petits coquillages, de bulots, d'escargots de mer, de crabes courent de partout et la mer est pleine de poissons, oursins... Nous nous sommes donc baignés avec plaisir dans cette eau turquoise et calme.

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Sao Tome et Principe - Praia Piscina

Nous avons ensuite rejoint l'éco-village de Jalé. Les italiens sont rentrés et nous ont donc laissé, seuls sur cette grande plage avec des petits bungalows.

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Pour être éco-village, c'est éco-village… Nous n'avions plus d'eau et ben tant pis pour nous! Noix de coco en guise de boissons. Le gardien nous a fait tomber des cocos et en quelques coups de machette nous a permis de remplir les bouteilles! Tant qu'il est bien frais et juste tombé du cocotier, le jus ne donne pas trop le mal de bide... Sinon attention!

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Après une bonne nuit de repos, je suis parti pêcher un peu puisque j'avais pris mon fusil dans nos bagages. La journée s'est déroulée calmement. Que de détente ! Nous avons rencontré Manuel, le cuisinier de Porto Alegre (la ville à proximité) qui vient ravitailler en nourriture l'éco-village. Il m'a proposé d'aller pêcher avec lui le lendemain! Super! On a fait une sortie de plusieurs heures et on a attrapé de beaux poissons! Du coup, on a préparé un bon barbecue sur lequel on a fait griller le repas! La douceur de vivre de ce lieu nous a permis de nous ressourcer un peu et surtout de passer un peu de temps avec les locaux, découvrir un peu plus la vie de Sao Tomé.

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Ce n'est que deux jours plus tard que nous avons rejoint le village de Porto Alegre pour trouver un moyen de locomotion. Bus, moto, voiture, de toute façon nous sommes à pieds et nous n'avons pas le choix avec nos gros sacs. Les gens qui nous assuraient qu'il était impératif de louer une voiture pendant tout notre séjour ont bien cherché à nous arnaquer. Nous avons bien fait de ne pas les écouter! C'est finalement sur une première moto qu'Anne-Laure a pu rejoindre le débarcadère pour l'île des Tourterelles (Ilhas das Rolas). Quant à  moi, la moto est tombée en panne alors les gens se sont cassé la tête pour me trouver un autre moyen de locomotion et 10 min plus tard, je partais sur une autre moto rejoindre Anne-Laure.

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Ilhas das Rolas est un superbe paradis dans lequel un milliardaire a installé un lodge d'ultra luxe. Nous sommes accueillis avec noix de coco fraiches et petites serviettes rafraichissantes... trop pour nous... Nous préférons visiter l'île par nous même sans rester plus longtemps dans cet eldorado qui ne nous correspond pas. Cependant, nous pouvons assurer à ceux qui cherchent le calme et le repos que cet endroit est superbe!

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Il existe sur cette ile une étrangeté de la nature: le trou du diable! A une cinquantaine de mètre du bord de l'eau on peut voir un trou dans lequel de l'eau expulse comme un geyser. Les vagues s'engouffrent dans un long canal sous terrain et ressortent au niveau de ce trou! Ca nous a bien fait marrer... avant de retourner nager dans une belle eau bleue et de prendre un bon repas.

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Sao Tome et Principe - La bouche de l'Enfer

Avant de reprendre le bateau retour, nous sommes montés tout en haut de l'île, sur la ligne de l'équateur.

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Un jeune saotoméen a voulu nous y accompagner et comme il avait un ptit coup dans le nez, les conversations (même en Portugais) ont été assez marrantes...

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Pour finir, il ne fallait pas manquer de monter jusqu'au phare où la vue panoramique est top. Le vieux gardien de phare est encore là haut pour surveiller cette petite baraque tout en haut du volcan!

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De retour sur la grande île nous avons pris le bus pour rejoindre la Roça Micondo (LIEN). Ecartée des circuits touristiques, elle a été rénovée par un couple de Français. Le calme, la beauté des lieux et l'accueil chaleureux nous ont vraiment comblé. On pourrait dire qu'il s'agit d'un de nos meilleurs souvenirs. Même notre arrivée était mémorable. Arrivés de nuit, le bus nous a déposé au bord de la route, près de la plage. Mais la roça se situe à quelques centaines de mètres dans la forêt. Nous avons donc marché sur une petite route en terre en espérant tomber dessus... jusqu'à ce que la route se sépare en deux. Evidemment, nous n'avons pas pris la bonne route et nous sommes arrivés au petit village du coin accueillis par des grands cris sacrément effrayants. Nous avons appris par la suite qu'il s'agissait du dernier bambin du village, sourd. Il ne s'exprime qu'avec de grands cris... Mais nous avons finalement réussi à rejoindre la roça, toutes lumières éteintes. Les chiens ont donc servi de sonnette et nous avons été accueillis par les propriétaires étonnés mais ravis de nous servir un petit repas sur le pouce avant de nous mettre à disposition notre chambre. Si vous êtes en quête de parcours en dehors de sentiers battus, ça vaut vraiment le coup d'aller passer quelques jours chez eux.

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Le lendemain matin, nous sommes descendus à leur petite plage pour nager et pêcher un peu. La mer était mauvaise, nous n'avons pas pu attraper grand chose, cependant le cuisto de la petite baraque de la plage nous a préparé de bons poissons grillés et un bon fruit de pain. On trouve ça bien bon! Nous n'en mangeons pas assez au Gabon.

Puis nous avons voulu faire un peu de stop pour retourner sur Sao Tomé: la 1ère voiture qui passe nous prend…On pensait galérer un peu plus. Finalement, si vous êtes un peu baroudeurs pas de problème pour vous déplacer sur cette ile!

De retour à Sao Tomé, nous avions besoin de changer de l'argent. La monnaie à Sao Tomé est le dora. 1 euro = 24 520 dora. Nous avons récupéré un peu d'argent à la banque (mais vous pouvez aussi faire du change dans la rue, c'est assez sûr). C'était drôle de voir ces gens venir déposer des cartons entier de billets. Par contre on vous conseille vivement de venir avec des euros, parce que le change avec les CFA n'est vraiment pas intéressant. En plus, il y a beaucoup d'endroit où vous pourrez payer directement en euros.

La suite bientôt, promis ;)

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29 avril 2011

Voyage à Sao Tome - 1ère partie

Pour ses 25 ans (le 3 mars), Anne-Laure a été particulièrement gâtée ! En effet, je lui ai offert un voyage à Sao Tomé. Vous êtes jaloux hein ?

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Donc ni une, ni deux nous avons programmé notre voyage. Enfin, je dis "ni une ni deux" mais entre Anne-Laure en mission sur plateforme, et moi qui est toujours beaucoup de boulot, les visas, les billets d'avion…pas si facile. Fallait vraiment avoir envie d'y aller ! On va vous expliquer tout ça.

Au départ de Port-Gentil, il n'y a évidemment pas de vol direct pour Sao Tomé. Quoi qu'en fait si, il y en avait il y a 1 an (Air Service). Mais la compagnie a fermé, et depuis c'est un peu le parcours du combattant. On a même cru un moment qu'il n'y avait aucune compagnie qui rejoignait Sao Tomé depuis le Gabon. On se voyait pas passer par l'Europe, ça aurait été un comble quand même ! Bref, nous avons mené notre enquête. Google: pas de résultats. Les agences de voyage: aucune solution à nous proposer. Bon…Ca commence mal. Heureusement, on a eu la bonne idée d'aller faire un tour sur le site Internet de l'aéroport de Libreville sur lequel on a trouvé les coordonnées d'une compagnie de Guinée Equatoriale, Ceiba, qui propose des vols depuis Libreville vers Sao Tomé les lundis et vendredis…youhouuu!…pour la modique somme de…450€ par personne aller-retour…aaarg!…Deuxième hic: on ne peut acheter les billets que depuis Libreville. Bon, de toutes façons on n'a pas le choix, et il faut aussi aller à Libreville pour faire les visas à l'ambassade. Donc soit vous vous déplacez (mais à 70€ le billet POG/LBV aller simple par personne + les nuits d'hôtel…), soit vous préférez envoyer un prestataire de service qui va faire tout ça pour vous.
 
Bref, une fois nos passeports avec visas et nos billets en main, nous sommes partis guillerets pour Sao Tomé…sans avoir préparé grand chose avant par manque de temps. Nous avions toutes fois trouvé un forum avec plein d'infos d'une famille qui était partie 1 mois à STP en janvier 2010. Les infos sont rares et précieuses, et celles-ci nous ont été bien utiles. Merci à eux s'ils passent un jour par ici !

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Il y a aussi le guide Le Petit Futé sur Gabon dont une petite partie concerne Sao Tomé, mais il n'y a pas beaucoup d'infos…

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Départ donc de Port-Gentil, où par précaution nous avons préféré partir la veille et dormir à LBV pour être sûrs de ne pas rater l'avion du lundi. Classique donc, on réserve une chambre d'hôtel à Libreville et arrivés sûr place, il n'y a plus que des chambres simples... On ne s'énerve plus, c'est très courant au Gabon ce genre de surprise! On a donc dormi à deux dans un lit une place, parce qu'on avait vraiment la flemme d'aller chercher un autre hôtel. Le lendemain matin, la compagnie d'avion nous appelle pour nous dire que le vol est avancé de 2 heures! Quelle bonne idée d'être partis la veille... Formalités de départ et c'est parti pour un vol à 1euro le km / personne…!

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L'arrivée sur Sao Tomé est superbe en avion. L'île apparait au milieu de l'océan, entourée de beaux fonds sablonneux, idéal pour se baigner! L'atmosphère ne nous change pas trop du Gabon évidemment, le climat est le même et nous sommes habitués à cette chaleur moite qui nous enveloppe dès les premiers pas sur le tarmac de l'aéroport.

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Devant la porte des arrivées, un seul taxi… les prix qui nous proposent sont un peu élevés, mais bon, on n'a pas trop le choix! Puis, il parle plutôt bien français. Nous on avait lu dans le guide que c'était max 50.000 dobras (2€). Oué, mais le guide a déjà 2 ans, et on apprendra à nos dépends que beaucoup de choses ont changé, y compris les prix et le cours du dobras. L'inflation est passée par là. Aie! Adilson est le nom de ce taxi man qui deviendra pour quelques jours notre guide.

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Adilson et son beau taxi jaune

Nous lui demandons un petit hôtel tranquille pas trop cher et il nous a conduit dans une maison d'hôte à 35 € la nuit, avec chambre, SDB, salon, climatisation et télévision 3 chaines. Pas mal, ça ira pour commencer. On jette donc vite nos affaires et affamés, nous allons au "Parque Popular" manger un petit plat de poisson, bananes, riz: un classique mais tellement bon! C'est ici que notre guide nous retrouve avec 2 Italiens qui habitent au Cap Vert et qui étaient là pour les vacances. Deux compères très sympas avec qui nous avons passé un peu de temps les 3 premiers jours pour diminuer les coûts de location de voiture et de guide. Un bon restaurant le soir où nous avons mangé de l'espadon, plat très réputé et commun à Sao Tomé.

Nous sommes surpris par la propreté et la beauté des rues en ville. Il y a de beaux arbres plantés le long des routes, des bancs, des ronds points…Nous n'avons pas tout ça à Port-Gentil.

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Le lendemain, nous avons loué une voiture pour aller visiter un peu l'intérieur de l'île. Ici à Sao Tomé, l'histoire coloniale Portugaise a laissé bon nombre de bâtiments, plantations, matériel... Ces plantations s'appellent des Roças: d'anciennes propriétés où étaient produites de grandes quantités de cacao et de café, parmi les meilleurs du monde. Ces domaines sont tous organisés sur le même modèle. Il y a la maison des propriétaires, toujours à étages, construite en hauteur avec une vue dégagée sur l'océan au loin. Cette configuration permet de n'avoir dans les lieux d'habitation ni moustique, ni bestioles diverses et variées... Et pas besoin de climatisation, l'air qui circule en permanence permet d'avoir des températures très agréables, voire même fraiches! Les habitations des ouvriers sont en général à proximité de la maison des propriétaires, mais leurs quartiers de vie sont toujours orienté du côté qui ne donne pas du côté de la maison du propriétaire. Il était même très courant de ne pas avoir de fenêtre de ce côté de la maison!

Nous sommes donc partis vers la Roça Bombain, dans le centre de l'île, donc dans la montagne puisque Sao Tome est une île volcanique. Sur le chemin, nous avons pu découvrir de petites cascades très jolies dans lesquelles nous avons nagé un peu! L'eau est à 22°C, donc pas trop difficile à y entrer! Ces espaces sont encore très très vierges, il y a plein de vie là dedans, notamment des petites crevettes! Mais pas de serpent ni bestioles méchantes. Vous ne trouverez à Sao Tomé, ni crocodile, très peu de serpents, pas de grosses araignées ni autres insectes dangereux.

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Nous avons acheté à des Sao Toméens une bouteille de vin de palme fraichement récolté avec lequel nous nous sommes régalés (ou pas...). Ils redescendaient vers la capitale de Sao Tome en moto, moyen de transport très commun sur l'île.

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Après une crevaison d'une des roues du petit 4x4 (heureusement, nous avions une roue de secours), nous avons rejoint la Roça Bombain.

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Nous avons fait connaissance avec un vieux Sao Toméen qui respirait le vin de palme, mais très gentil! Après nous avoir montrer les peaux de cobras qu'il essaie de vendre, il nous a chanté avec beaucoup d'entrain l'hymne national santoméen.

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Comme d'habitude, un bon repas nous a été servi, fait de produits locaux, puis nous sommes remontés vers Sao Tomé pour visiter une plantation de fleurs. En effet, Sao Tome produit et exporte vers l'Europe beaucoup de fleurs exotiques.

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Une fois de retour en ville, on est allé faire un tour au marché, et là surprise, il y a plein de fruits, légumes, poissons, viandes... à des prix bien plus abordables que ceux du Gabon. Nous avons seulement acheté de quoi faire quelques sandwichs, mais c'est un endroit plein de vie à visiter!

La suite à venir...

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11 août 2010

Entre baleine, pêche et cuisine

Ce dimanche, nous sommes sortis dans notre petit zodiac dans la baie de Port-Gentil, bien décidés à ramener du poisson (enfin, surtout Grégoire) ! Armé de son harpon, il est parti à l'assaut des différentes épaves de la baie pendant que sa fidèle surveillante de baignade (moi...) guettait la présence de baleine dans le coin. Et en effet, non loin de là, jets d'eau et nageoires à l'horizon !
Ni une ni deux, j'ai fait remonter mon chasseur dans le bateau et nous avons mis les moteurs sur la baleine. Et oh! surprise! il ne s'agissait pas d'une mais de 2 baleines...qui nous semblaient bien occupées à faire des bébés!

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Vous remarquerez la grande nageoire et la plus petite à gauche qui devait surement être la femelle.

C'est un spectacle assez impressionnant que de les voir taper de leurs nageoires sur l'eau comme ça. Une belle rencontre...

Nous les avons finalement laissées à leurs ébats pour aller manger sur la plage. Après un bon repas et une petite sieste, nous sommes retourner à la chasse. Et ça réussit décidément bien mieux à Grégoire que la pêche ! Bilan de cette journée: 2 thons, 3 rouges, 1 saupe, 1 petite carangue et 2 seiches avec lesquels nous avons fait un risotto à l'encre de seiche.

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On s'est régalé !!

Et pour tout de même vous rassurer: non, ce n'est pas si facile l'Afrique ! Ce matin, ni eau, ni électricité ! Douche à la bouteille et maquillage à la lampe à pétrole...lol ! Eh non, on est pas au paradis...

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31 juillet 2010

Découverte du Gabon avec Suzanne et Christophe - Partie 3 : Omboué et le parc de Loango

Voici maintenant l’heure de vous raconter nos quelques jours de vacances tous les quatre. Et quelles vacances ! Anne Laure et moi avons pris trois jours pour accompagner nos intrépides amis dans le Fernan Vaz. Espérons que ce récit parviendra à vous donner un aperçu de ce beau pays. Quant à l’intensité avec laquelle nous avons vécu tout cela, je ne suis pas sûr d’avoir la plume suffisamment affutée pour le retranscrire ! A ne pas lire si vous comptez y aller, cela pourrait vous gâcher de belles surprises !

Rendez vous donc le samedi matin au Vieux Port, entre les pirogues des pêcheurs de retour et les mamas qui écaillent depuis l’aube d’énormes poissons qui finiront pour la plupart en brochettes dans les divers maquis (petits restaurants) de Port Gentil. Une petite pirogue, dix places, moteur 90ch va nous permettre de rejoindre Omboué, où nous attend notre guide, Philippe. Départ en trombe, le pilote l’air confiant, file à travers la baie en direction de l’embouchure de l’Ogooué. C’est grâce aux multiples bras de ce fleuve qu’il est possible de se déplacer relativement facilement dans la région. Mais c’est ce qui fait de Port Gentil une île : L’île Mandji. Nous passons à proximité des « plates », les embarcations qui emportent le matériel sur les sites pétroliers. La marée est basse, l’une est posée sur un banc de sable... nous ne manquons pas de nous coincer, une fois de plus (pour ceux qui ont suivi l’épisode de la Lopé !)

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Trois heures durant, nous traversons à toute vitesse les paysages de forêts de palétuviers. L’oeil non aguerri, nous ne parvenons pas à voir les petits crocodiles sur les branches des berges. Les gabonais qui nous accompagnent, eux, nous donnent l’impression de les voir, Tous ! C’est relativement frustrant, mais nous espérons en voir au cours de notre séjour ! C’est sous un grand soleil que nous traversons la lagune du Fernan Vaz et que nous accostons à Omboué.

Philippe nous attend. Présentations faites, nous allons manger dans un petit maquis des plats gabonais à base de poulet et d’antilope. C’est là que nous déterminons, en gros, notre programme des jours à venir : 1er jour au camp, 2ème et 3ème jour en pirogue dans le parc de Loango, 4ème jour pour visiter le Fernan Vaz.

C’est en 4x4 que nous rejoignons le camp. Isolé, il n’y a aucune habitation aux alentours. Seuls le domaine à l’abandon de la famille Michonet et la route d’accès à quelques centaines de mètres rappelle la civilisation. C’est sur un rocher surplombant l’océan que le camp Enamino est installé. Nous faisons la découverte de nos quartiers : deux tentes-bungalow face à l’Atlantique.

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Le temps est bien sûr de la partie, et c’est immédiatement que nous voyons nos premiers animaux : des tortues de mer ! Il y en a des dizaines qui sortent à intervalles réguliers pour respirer. Nous enfilons nos maillots de bain et hop ! à la plage. Sur des dizaines de km au Nord et au Sud, aucune habitation. Nous sommes seuls, au paradis. Des centaines de petits crabes courent à toute allure se jeter dans la mer à notre passage. Nous courrons après, parfois nous arrivons à les rattraper, parfois ils nous feintent et se cachent dans un de leurs trous. A quelques dizaines de mètres du camp, nous trouvons des traces sur le sol. Des grosses, des petites. Des très grosses même ! Nos suppositions seront confirmées par Philippe : un hippopotame et son petit ainsi qu’une panthère et son bébé rôdent aux alentours du camp. Magique ! Nous tenterons de les voir se baigner en mer pendant tout notre séjour, en vain !

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Deuxième repas. Dîner. Philippe mange avec nous à tous les repas. C’est l’occasion d’échanger, discuter, comprendre un pays à la culture bien différente de la nôtre. Au menu, un excellent potage de courge en entrée, puis des huîtres. Pour les connaisseurs, les double 0 sont des huîtres riquiqui comparées à celles proposées par notre hôte. Nous mangeons les plus petites crues. Les plus grosses, de la taille de la main sont préparées et grillées au four. Un régal. Je ne peux que vous laisser admirer ce magnifique plat, dont la photo ne retranscrit ni le goût, ni l’odeur. A ce jour, la plus grosse huitre ramassée par Philippe pesait 200 grammes de chair. Je vous laisse imaginer le poids de la coquille...

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La suite du repas : un gigot d’antilope. Superbe. Viande croustillante dessus, tendre à l’intérieur, très bien assaisonnée et agrémentée d’une multitude d’herbes. Le tout, au cas où nous aurions encore faim, était accompagné de riz collant et de bananes frites. Croustillantes aussi les bananes, et si tendres à l’intérieur... J’en rêve encore ! Pour finir sur une note de sucré, Philippe nous a proposé des pamplemousses locaux, simplement coupés en petits morceaux, dans leur jus...

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C’est donc avec le ventre bien rempli que nous avons rejoint notre lit, avec vue sur un océan éclairé par la pleine lune...

Très excités, nous n’avons aucun problème à nous lever tôt pour rejoindre la pirogue à la lisière du parc de Loango. Jonas, notre piroguier et nos deux super cuisinières nous ont accompagnés. La journée commence par la découverte de la lagune. Rencontre avec les pêcheurs locaux à qui nous achetons quelques poissons fraichement pêchés. Puis approche de l’île aux pélicans sur laquelle les arbres sont couverts de ces oiseaux mythiques, pour nous occidentaux. Ils sont des dizaines à vivre là, en paix, comme si nous n’étions pas là à les regarder.

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Puis nous entrons dans le parc. Nous empruntons les étroits passages entre les arbres, ces petites rivières, toujours seul moyen de déplacement dans l’épaisse forêt. Nous n’étions pas passionnés d’oiseaux, mais là, le spectacle est époustouflant : aigrettes, martin-pêcheurs, martin-chasseurs, ibis, aigles pêcheurs, poules d’eau, pélicans et tant d’autres dont les noms nous échappent, volaient autour de nous dans un balai superbe. Les uns posés sur les branches font sécher leur plumes les ailes grandes ouvertes face au soleil, d’autres planent longuement et tombent en piquet en chasse de petits poissons, d’autres encore observent, simplement... Il est presque dommage que le bruit du moteur les effraient.

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C’est à la vue de notre premier éléphant que le calme est revenu. Nous accostons sur la berge en silence et nous commençons l’approche. Il s’agit d’un vieux mâle, aux longues défenses, la peau sombre et l’air fatigué. Il est là, entre les herbes hautes nous observant approcher. Le terrain est découvert, peu d’arbres, mais des trous d’une cinquantaine de centimètres de profondeur dans la glaise le rendent difficilement praticable... les éléphants et leur poids ! Philippe est rassurant, même si Suzanne n’est pas très à l’aise ! Nous pouvons prendre quelques belles photos. Nous prenons le temps. Rien ne nous presse. Finalement, nous sommes en vacances et nous sommes là pour ça !

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De retour sur la pirogue, nous apercevons quelques temps plus tard un grand troupeau de buffles. Trop loin nous le laissons regagner la forêt. Puis, intense moment, nous apercevons un crocodile, un beau fogavial, sur une berge en bordure du parc vers Akaka. Moteur coupé, nous laissons la pirogue glisser dans sa direction et dans un mouvement rapide, il s’est jeté à l’eau, gueule grande ouverte ! Notre guide est parvenu à le mobiliser quelques instants et nous avons pu l’approcher ! De très près ! Minute culturelle, il y a au Gabon, trois espèces de crocodiles : le fogavial à la gueule très allongée (souvent appelé caïman à tord), le crocodile du Nil beaucoup plus gros et trapu, et le crocodile nain avec un toute petite gueule !

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Le midi nous avons fait une halte dans un vieux village abandonné. Quelques vestiges de temps anciens, une cabane utilisée par quelques pêcheurs locaux et nous. Après une sieste réparatrice au soleil, nous sommes partis sur les pistes des éléphants pour une promenade au cœur de la forêt Gabonaise. D’immenses fromagers, ces arbres typiques et toujours aussi impressionnants, sont porteurs de lianes si longues qu’il est difficile d’en voir le bout ! De bruit il n’y avait que nos pas et la faune en général. Cette atmosphère peut être décrite déstabilisante tout en étant très reposante.

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De retour à la pirogue, nous avons rejoint notre lieu de campement. Une immense clairière bordée d’un côté par la rivière, de l’autre par la forêt. Avec le soleil couchant, c'était vraiment magnifique !

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Après avoir planté les tentes et allumé le feu de camp, nous sommes partis à la rencontre des éléphants. Au loin, un spécimen seul au milieu de cette grande étendue broutait tranquillement. C’est là que nous avons décidé de nous approcher. Quinze minutes durant, nous avons longé la forêt, en prenant garde au sens du vent pour ne pas l’effrayer de notre odeur. Un a un nous avons pu l’approcher, l’observer, le photographier. La lumière du soleil couchant rendait cette atmosphère irréelle ! Puis il est parti, mais bien décidé à le suivre, nous avons pénétré à notre tour dans la forêt, le suivant progressivement. Un arrêt. Tout le monde est immobile, l’éléphant, nous... Un bruit, l’éléphant part, un cri « on court ! ». Cette fois ci NOUS courrons après l’éléphant. Les branches craquent, les feuilles s’agitent, puis la lumière revient, nous arrivons sur la rivière ! L’éléphant saute à l’eau, nage, peine à s’extraire de la berge pleine de boue, puis trace son chemin dans la forêt en face, craquant tout sur son passage... Adrénaline ! Je pense que c’est nous qui avons eu le plus gros pic ! Pas l’éléphant, ni les multiples petits crocodiles au soleil tout autour.

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Pour retourner au camp, nous avons longé un grand troupeau d’éléphants, en famille ! Nous nous sommes régalés du bon poisson attrapé quelques heures plus tôt par les pêcheurs de la lagune, accompagné de riz cuit au feu de bois ! De longues conversations, tous ensemble autour du feu nous ont permis de mieux nous connaitre et une fois de plus échanger sur nos différents points de vue de cultures si différentes.

Avant de rejoindre notre lit, Jonas, notre piroguier nous a emmenés relever les filets posés dans la rivière voisine. Depuis la pirogue, à la lumière des torches nous pouvons apercevoir les yeux jaunes des crocodiles briller dans la nuit en bordure de rivière. En dix minutes, nous avons peut être vu une quinzaine de spécimens ! Rassurant quand on sait que la tente est à même pas cent mètres de là ! Cela ne nous a pas empêché de ramasser une vingtaine de carpes pour le repas du lendemain ! Jonas nous expliquait que pour la pêche, il faut relever souvent les filets, sinon les poissons pris se font attaquer par les crocodiles et ces derniers se coincent dans les filets à leur tour.

Le lendemain matin, après un copieux petit déjeuner, nous sommes passés récupérer des œufs abandonnés que Philippe avait trouvés la veille... Peut être espère-t-il pouvoir les faire éclore couvés par une poule ! Sait-on jamais ? Toujours entourés d’oiseaux, pêcheurs pour la plupart, nous avons rebroussé chemin. Nous avons vu un superbe martin pêcheur en pleine dégustation d’un poisson fraichement attrapé ! Pour le tuer, cet oiseau tape de toutes ses forces le poisson sur les branches. Surprenant !

Quelques minutes plus tard, nouvel éléphant. Philippe nous explique qu’il s’agit d’une femelle qui va bientôt mettre bas. Elle avait trouvé un petit coin tranquille. Nous n’avons donc pas cherché à trop la déranger, contrairement aux autres ! Il nous explique qu’il était important de toujours prendre le dessus lorsqu’on rencontre un éléphant. C’est une question de sécurité. Il vaut mieux qu’un éléphant ait peur des humains. Cela évite les accidents par la suite ! Cela dit, nous avons quand même pu approcher cette femelle à quelques mètres...

Sur le retour, nous avons rencontré quelques pêcheurs locaux, qui avaient attrapé de gros capitaines (poissons qu’on trouve au Gabon et très appréciés !). Dans leurs filets, un beau fogavial s’est noyé... Nous avons donc pu l’ausculter de près, même si nous trouvons un peu triste de voir un si bel animal mort... Mais même ainsi inoffensif, il n’est pas rassurant de s’asseoir à côté !

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Avant de regagner la lagune, nous avons vu une multitude de petits crocodiles sur les branches, entrain de se dorer la pilule au soleil. Dont un en particulier qu’a attrapé Philippe sans aucune hésitation ! Et c’est vivant cette fois ci qu’il nous l’a remis entre les mains !! Il nous a bien précisé de bien tenir la tête et la queue... le plus dangereux ! Même Suzanne l’a pris !

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De retour dans la lagune, nous avons fait un détour par le quartier des hippopotames. Ils étaient au rendez-vous ! La mère et sont petit se sont mis à l’eau devant nous ! Nous avons accosté pour aller voir leur tanière. C’est comme dans les films : un gros tas de boue ! Puis de retour à la pirogue, nous les avons approchés directement dans l’eau ! C’est vraiment superbe de les voir nous surveiller, inquiets, en sortant de temps à autre leur nez et leurs yeux de la lagune ! Philippe nous expliquait que ces animaux n’aiment pas du tout le feu ! C’est la raison pour laquelle il y a une disposition un peu spéciale à faire lorsqu’on monte un camp...

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Pour le repas, nous avons rejoint l’embouchure de la lagune. En chemin, ou du moins à 300m de notre point d’escale, nous avons vu un énorme crocodile du Nil. 4m environ d’après Philippe. Il y a plus gros au Gabon... Jusqu’à 8m si je me souviens bien...

La, nos cuisinières nous ont préparé le poisson que nous avions pêché la veille. Elles nous ont expliqué comment ramasser les crabes de mangroves. Ils sont paraît-il très bons ! Nous nous sommes baignés, nous avons couru après les crabes sur la plage, nous avons passé de superbes moments, même si Christophe et Suzanne se sont perdus sur la plage... On n’a jamais su pourquoi...

De retour au camp, superbe repas à nouveau. Huitres à se remplir la panse et bonnes brochettes de capitaine ! Mais en apéro, nous avons fait un bon ti-punch avec la canne à sucre que nous avons ramassé dans le champ d’un ami à Philippe sur le retour... et que nous avons sucé pendant tout le trajet de retour en voiture ! Un bon sommeil, mérité et plein de rêves a clos cette journée magique.

Le lendemain a été une journée pour laquelle nous avions un peu peur d’être déçus. La visite de Sainte-Anne ne nous avait pas vraiment été conseillée. Mais nous avons fait confiance à notre super guide ! La visite était géniale ! Tout d’abord, Philippe nous a raconté toute l’histoire du lieu. Pas seulement au travers de livres, mais avec son point de vue : il y a vécu enfant. Nous avons eu les histoires de son enfance, nous avons découvert l’utilité de tous les bâtiments au cours du temps et rencontré des gens, des proches à Philippe qui habitent Sainte Anne.

Ensuite, Philippe nous a donné un véritable cours de botanique. Nous avons gouté le vin de palme, le « biberon », directement sorti du palmier par des amis à lui. Un goût particulier, qu’il faut essayer ! Puis il a envoyé son fils tout en haut d’un cacaotier nous attraper la dernière bogue, que nous avons pu déguster fraiche. Doux et sucré, ça aussi il faut le goûter ! Nous avons découvert comment poussait le poivre ! C’est bête mais je ne m’étais jamais posé la question. Il s’agit d’un parasite d’arbre. Le poivre blanc, c’est les graines encore vertes qui sont séchées, le poivre noir, c’est les graines mûres séchées. Tout simplement ! Du coup, nous avons récupéré notre petite poignée de poivre qui sèche à la maison ! Philippe nous a montré un arbre, dont la sève peut être utilisée comme de la cire anti-moustique. Nous avons donc fait des bougies à notre retour au camp, pour notre dernière soirée. Puis nous avons visité le cimetière, ce qui a permis d’appréhender un peu mieux l’histoire du lieu, avec tous les personnages qui ont fait vivre cette mission si importante pour le Gabon. A proximité, il y avait des corossols, un fruit exotique que nous avons mangé plus tard en purée avec du sucre et du citron vert, pas mauvais ! Philippe nous a aussi fait remarquer certaines plantes sensitives qui se ferment quand on les touche, un peu comme des plantes carnivores, sauf que ça n’en est pas !

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Pour finir avec la visite, nous avons visité la cathédrale de bambous. Il s’agit du projet très ambitieux d’un des premiers prêtres de la mission qui consistait à faire pousser des bambous en forme de voute pour figurer la voute d'une église. Des messes y sont célébrer régulièrement. Malheureusement, cette cathédrale n’est pas entretenue...

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Nous avons ensuite repris la pirogue pour visiter la rivière Mpivié. Une superbe rivière qui fait beaucoup plus inquiétant que ce que nous avons vu jusqu’à présent. Cette rivière est infestée de crocodiles. Une couche d’algues vertes la recouvre, pas de vent, peu de lumière passe. Nous n’aurions pas aimé tomber dedans !

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Pour finir, nous avons visité l’île aux Gorille. C’est vraiment ce qui nous a le moins plu. En effet, après tout ce que nous avons vécu, voir des animaux en captivité c’est moins intense. Ce projet vise à réinsérer des gorilles dont les parents ont été tués. On a donc pu assister au nourrissage ! Toutefois, quand on voit quelle puissance ont les gorilles, on n’aimerait pas tomber nez à nez avec eux en forêt...

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Là où en revanche nous avons été extrêmement chanceux, c’est d’avoir croisé un lamantin...

De retour au camp et pour profiter au maximum de notre dernière soirée, nous avons fait un feu de camp au bord de la mer pour discuter longuement de toutes nos belles expériences. Pour finir, le lendemain, nous avons fait une longue promenade le long de la mer, nous avons ramassé plein d’huitres plus énormes les unes que les autres pour rapporter à Port-Gentil et visité le domaine des Michonet. Il ne nous reste à présent qu’à lire le livre : La mémoire du fleuve (lien vers Amazon)

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Le retour s’est fait sans encombre, bien qu’on ait appris que la pirogue qui nous ait accompagnés à l’aller ait perdue son hélice le lendemain... Les pauvres allemands qui partaient en vacances n’ont pas apprécié, parait-il...

En conclusion, nous pouvons dire que ces vacances ont été exceptionnelles. Nous avons pu prendre conscience une fois de plus de la fragilité de ces écosystèmes à protéger, rencontré des gens d’une grande amabilité avec un grand sens de l’accueil et vécu une aventure humaine dont nous nous souviendrons longtemps.

Pour joindre Philippe du Camp Enamino: (00 241) 07 98 88 34 (surtout par sms) ou via son site Internet.

Grégoire

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